Batman Année Un
Posté le Mardi 16 août 2005 @ 07:17:12 par Octane
contribution de : knuckles
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knuckles écrit : BATMAN
Année Un
Franck Miller (scénario) - David Mazzuchelli (dessin)
Ed. Delcourt - 90 pages
Dernière chronique avant un moment me concernant, en effet
je déménage jeudi prochain et je passerai 3
semaines environ sans connexion internet à la maison. Cette
arrivée dans une nouvelle ville et la sortie il y a peu du
potable Batman Begins au cinema me donne deux occasions de reparler de
Franck Miller et de Batman. Non content d'avoir décrit la
vie de notre héros à un age plutôt
avancé (voir la chronique de Dark
Knight) Miller a aussi
exploré ses jeunes années et en particulier la
première de son retour à Gotham. Hollywood s'est
inspiré de cette BD pour en faire un film qui, sans
atteindre le niveau des opus de Burton, permet à la
franchise de relever la tête. Mais soyons honnête
il est loin de rendre justice à cette excellente oeuvre.
Le livre commence par une double arrivée, d'un
côté Bruce Wayne revient enfin dans la ville qui a
vu ses parents mourir, il a la fortune et un projet en tête,
de l'autre james Gordon, policier, cassé pour avoir
cherché à dénoncer ses
supérieurs véreux, il a été
embauché dans cette ville aussi pourrie que ceux qu'il vient
de quitter. 2 personnes, 2 destins.
Plutôt que de nous montrer un type à qui tout
réussi F. Miller décide de nous montrer
à quel point la tache que s'est choisie Wayne est difficile
et que si il ne possède pas de supers pouvoirs, sa
volonté elle seule le fait sortir du commun. Wayne tatonne,
fait des erreurs, se cherche tout en prenant de plus en plus
d'assurance au fur et à mesure que l'année
avance. Gordon lui surnage tant bien que mal, résistant
à ses supérieurs, inquiet pour sa femme et le
garçon qu'elle porte, tiraillé entre son sens de
l'honneur et les dures réalités de Gotham. En
mettant en parallèle ces deux personnages l'auteur enrichit
le personnage de Gordon, justifie leur empathie et explique pourquoi
ces 2 hommes travailleront de concert par la suite.
Le scénario nous fait traverser cette première
année en nous montrant des moments clefs, si la bande
dessinée est un art de l'ellipse, le scénario
joue de ces ellipses en nous laissant nous même boucher les
trous avec un talent rare. Comme dans Dark Knight on oscille entre
moments psychologiques et moments de bravoure. De son côte le
dessin joue en permanence sur les ombres et les clairs-obscurs, donnant
à Gotham ce caractère crépusculaire
qui fait sa force.
Une fois de plus Miller fait très fort, plus court et aussi
dense que Dark Knight il ne possède pas sa force et sa
virulence politique mais nous montre magnifiquement une ville corrompue
et comment deux hommes cherchent à y remplir leur mission.
Le
film Batman Begins s'est inspiré de cette Bande
dessinée sauf que ça n'a strictement rien
à voir. A part quelques éléments
piochés par ci par là, ni l'histoire (un peu
capilotractée tout de même) ni la psychologie des
personnages
ont quelque chose à voir. Est il utile de
préciser laquelle des deux oeuvres je
préfère ;-)
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